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Blog artistique

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Actualités

Meb

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Meb (alias Marie-Ève Bouchard) est une artiste multidisciplinaire qui s’intéresse à tout, de l’écriture sous toutes ses formes à la musique. Ayant une formation en musicologie, sa principale activité est d’être professeure de littérature musicale au cégep de St-Laurent (dont j’ai été l’élève!). En dehors des corrections d’examen et de l’enseignement, elle s’assure de créer quelque chose tous les jours.

 

En décembre dernier, Meb a sorti son premier livre intitulé Aria de laine, un recueil de black-out poetry à partir du roman Maria Chapdelaine. Suivant les projets de Meb depuis longtemps, cet évènement m’a donné l’occasion de lui poser pleins de questions que j’ai toujours voulu lui demander.

Pour lire le dossier d'artiste complet, c'est juste ici. 

Suzy Piché, l'art des émotions

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À la recherche d’artistes du Québec qui gagnent à être connus,  j’ai fait la rencontre virtuelle de Suzy Piché, artiste plasticienne qui maitrise aussi bien le crayon, les pinceaux que les matières.

Sa toile « Bhutā », les éléments de la terre est venue me chercher et m’a vraiment donné envie d’en savoir plus sur sa personnalité et son style artistique.

Par les quelques échanges que nous avons eu, j’ai pu ressentir une personnalité unique, inspirante et  ouverte sur les autres. Mère monoparentale, elle a une forte volonté de transmettre son art, ses techniques mais aussi sa passion. On sent également une certaine force de caractère à travers ses toiles et une place importante y est accordée aux éléments.

 

Une artiste qui s’ignore

« Du plus loin que je me rappelle, je dessine. Déjà petite, mon père déroulait de grands cartons tout le long du mur de notre long corridor qui partait du salon à la cuisine, typique des duplex des beaux quartiers Hochelaga, à Montréal. Pour moi, voir les murs tapissés de dessins et peintures était normal. Aujourd’hui, je savoure encore plus ces moments où je crée. Ils me permettent de vivre le moment présent. C’est un appel viscéral »

Pour découvrir cette artiste, consultez le dossier complet juste ici. 

Guetter pratiquer anticiper tailler par Caroline Boileau et Chantal Neveu

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Titre tiré de La vie radieuse de Chantal Neveu, j'ai eu l'immense chance d'assister au vernissage de cette jouissive collaboration entre Caroline Boileau et Chantal Neveu présenté chez SKOL. Le ton était donné dès l'arrivée, les éclairages, l'ambiance électrique et ces quelques lignes sur cette feuille d'accompagnement: 

De notre rencontre et de nos fréquentations avec l'art visuel et la poésie,

nous avons pris le pari de faire apparaitre un espace-montage texte-image-geste-parole

à la croisée de nos sensibilités, interrogations et résolutions-provisoires. 

À quelle distance les corps ? Avec un goût pour la matérialité des choses et la dynamique fertile des côtoiements, nous exposons quelques influences et

porosités entre figuration et langage, l'intelligibilité et l'ineffable, à la faveur d'une immersion sensorielle-et polysémique. 

Parce que vous devez y courir, pour lire l'article complet c'est ici. 

De la poésie qui allie nostalgie de fond de tiroir et chant de Spice Girl crinquée au vin de dépanneur

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*tiré du 4e de couverture !

J'ai reçu la poésie de Filles, de Marie Darsigny, comme un coup de pelle dans l'front. Mais dans le bon sens du terme (oui oui, ça se peut). Je ne connaissais pas l'autrice et vraiment, du gros bonheur, j'en veux encore !!!

Tout petit recueil publié chez l'Écrou, acheté sur un coup d'émotion au Salon du Livre de Montréal : juste mes tripes qui me criaient de le prendre. Et j'ai bien fait !

Pour lire l'article c'est par ici. 

Lorsqu'on demande un peu plus de soi dans les articles...

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Je me sens réellement choyée et privilégiée d'avoir des collaboratrices extraordinaires, qui acceptent de partager avec moi, avec vous sur ce blogue, leur temps, leurs pensées, leurs appréciations et leurs expériences artistiques. Chacune possède une couleur unique et une façon bien distincte d'aligner les mots pour nous transmettre ce qu'elles ont reçu, exercice peu aisé parfois. Pour la grande majorité d'entre elles, je me suis fiée à mon feeling, mes tripes, pour savoir si je le sentais. Feraient-elles partie, biologiquement parlant, du blogue? Et mes intuitions ne m'ont pas déçue !

Recevant un récent texte (jamais auparavant je n'avais formulé une telle demande), je souligne qu'elle semble intéressante comme personne, que je désirerais recevoir plus d'elle dans ses textes, de ses expériences personnelles, donc sans doute les lecteurs également...risquant, je le sais bien, de me faire virer de bord subito presto! 

Ce qu'elle ne fit pas. Loin de là. J'ai reçu ceci et, avec son accord, je vous partage ses mots qui m'ont tant touchée. 

Voici: 

Comment parler de soi? Comment dire sur la toile ce que l’on garde ou ce que l’on cache !

J’écrirai juste quelques mots au travers des miens. Puisqu’ils ont eu des vies plus riches tant au niveau culturel qu’au niveau des rencontres lumineuses. Je n’ai malheureusement aucun de leurs talents, je suis juste différente dans le sens où je suis amateur et profondément touchée par l’art et le son d’un piano ou d’un violon. Je remercie d’avoir eu cette famille, liée comme les doigts d’une main, et ce qui m’émeut encore plus, c’est qu’ils ont su rester humbles. C’est beau l’humilité quand on a du talent ! Nous sommes tous mortels, ils l’ont certainement compris avant d’autres.

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Je suis née dans une famille simple, avec des parents qui s’aiment. J’ai un frère de deux ans, mon aîné. J’ai eu la chance depuis toute petite de vivre entourée de musique classique et de peinture…

Peut-être que ce besoin viscéral de voir, de toucher, d’écouter, d’écrire, de lire me vient de là.

 

Je fais découvrir à mes filles de 16 et 13 ans le maximum de choses pour que jamais « cette envie » ne cesse. Qu’elles soient touchées autant que moi par un concerto de Lalo que par une peinture de Renoir.

J’ai fait de même pour ma filleule de 18 ans…, passionnée d’art et de photos, qui fera partie d’un de nos prochains articles. Elle a cette sensibilité exacerbée qui surprend souvent les jeunes de son âge (mais moi je sais, je comprends…).

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Une arrière-grand-mère pianiste et organiste qui eut la chance d’être élève d’Alfred Cortot (et oui…), qui a eu tous les premiers prix de piano et de solfège, puis fut décorée des Arts et Lettres. Une grand-mère professeure de violon qui a reçu, elle aussi, tous les premiers prix dont celui de Bruxelles, et un oncle, chef d’orchestre international, qui a longtemps été chef associé à Michel Plasson à la Halle aux Grains au Capitole de Toulouse et Professeur en classe d’orchestre au conservatoire de Paris, également ancien professeur de violoncelle, dont un de ses anciens élèves est Gauthier Capuçon, violoncelliste de renom.

 

Petite histoire : Il entre au Conservatoire de Lille, puis au Conservatoire de Paris où il obtient les prix d'harmonie, de contrepoint, de fugue et contrebasse, puis élève d'Olivier Messiaen, le Prix d'Analyse et le Prix de Direction d'orchestre en 1970.

 

Il choisit de devenir chef d'orchestre, remporte le premier prix du Concours international de Besançon en 1971 et le deuxième Prix du Concours international de Nicolaï Malko en 1972. Sa carrière se développe alors : il dirige de nombreux concerts en France, en Allemagne et au Danemark. En 1972, il est nommé professeur au Conservatoire national supérieur de musique de Paris.

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Dans le cadre du plan de renouveau musical élaboré Marcel Randowski, Stéphane Cardon prend la direction du Centre musical et lyrique de Grenoble depuis sa création en 1972 jusqu'en 1983. Cette formation qui assure la vie musicale de toute la région grenobloise tant au plan lyrique, symphonique que de la musique de chambre, acquiert sous sa direction un dynamisme incontesté.

 

À la tête de l'Ensemble instrumental de Grenoble. Stéphane Cardon effectue de nombreuses tournées en Europe (Espagne, Italie, Suisse, Pays-Bas, Belgique, Allemagne), mais aussi en Amérique Central et Amérique du Sud.

 

En 1984, il obtient avec son orchestre un grand prix de l'Académie nationale du disque lyrique pour l'enregistrement des "Trois petites liturgies de la Présence Divine" d'Olivier Messiaen. En 1983, Michel Plasson appelle Stéphane Cardon à Toulouse où il prend la charge de Chef d'Orchestre associé de l'Orchestre national du Capitole de Toulouse. Depuis cette date et jusqu'en 2007, outre de très nombreux concerts symphoniques à Toulouse et dans la région Midi-Pyrénées avec cette formation, Stéphane Cardon dirige également des opéras au Théâtre du Capitole.

 

Depuis 1994, il dirige très régulièrement l'Orchestre de Douai pour des séries de concerts et en région Hauts-de-France et participe à l'élaboration de la programmation artistique.

 


Puis, un autre oncle très proche de moi, restaurateur de tableaux de maîtres et peintre (Paris 8), qui se voit confier des Renoir, des Dali, des Pissaro, et beaucoup d’autres... appelé également à restaurer des fresques, des églises dont celle de La Madeleine à Paris... et tant d’autres choses que je ne sais pas…
Il est officiellement expert Chagall et se déplace souvent chez Sotheby’s et ailleurs.
Il dispose de nombreux tableaux de renom et a souhaité acheter une partie de la collection de Pierre-César Lagage, peintre de notre Région, né à Croix,

Petite histoire : qui à la fin des années 40 s'oriente vers une abstraction géométrique qui le rapproche de Fernand Léger, mais qui se complexifie dans les formes, tout autant qu'elle exprime une certaine violence.
À partir de 1951, les diagonales prennent de plus en plus souvent place dans ses compositions, de même que les courbes et les figures soulignées de contours sombres, telles que dans "Composition 1951 ". Les courbes et les cercles concentriques deviennent fréquents à partir de 1953, pour occuper une place importante, tandis que la peinture lissée devient plus empâtée, ou plus granuleuse. 
Sa technique évolue vers des compositions en forme de mosaïques vers 1955 -1956, et lui permettent d'obtenir le Prix Lissone en 1957 en Italie, alors que les expositions se multiplient pour lui à l'étranger, en Europe, au Japon, ou au Brésil.

 

… un autre oncle, encadreur de tableaux de maîtres, dont l’atelier se trouvait rue Jacob à Paris, qui lui aussi a côtoyé des gens que jamais je ne pourrais approcher.

 

… Maman, elle aussi, a repris le piano à 50 ans et joue comme une professionnelle…

 

Alors, Audrey, je dirai de moi que ce que j’affectionne le plus, c’est écrire. Que je n’ai jamais eu de rêves extravagants et inutiles, comme certains achèteraient une voiture incroyable pour briller, une maison hors du commun pour épater.

 

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Moi, je veux écrire, j’veux des petits cafés, des livres, des amis, de l’amour, des choses à voir, des matières à toucher, voir la mer, écouter ronronner mon chat, entrer dans une église et prier…, j’veux juste qui ce qui rend la vie douce.


Que le capricorne que je suis peut autant courir et découvrir des jours durant, mais se terrer des semaines entières quand la forme n’est pas là. J’adore être seule, et davantage encore dans ces moments-là.


Les gens qui me côtoient le savent et le respectent même si parfois c’est difficile à comprendre.

Je suis un mélange de qualités et de défauts « bizarroïdes » à moi toute seule. Je suis humble, je suis dépendante affective, je suis phobique de quelques petites choses que je me garde silencieusement pour ne pas vous faire rire, je suis hantée par le temps qui passe…trop vite !

 

Je me raccroche à mes filles comme une moule à son rocher, je respire à travers elles. Je suis mariée (mais séparée) du père de mes filles, qui est un homme  qui partage le même état d’esprit pour le bonheur de nos enfants : la meilleure entente entre nous et la liberté dans leurs choix futurs. Ce qui semble peu commun dans le monde actuel où les gens se déchirent. Nous sommes juste des parents intelligents (allez, je nous jette des fleurs (rire)… ça fait de mal à personne).

 

Je suis une mini artiste du clavier et j’avoue que si j’avais assez d’imagination pour écrire 250 pages, je tenterais l’aventure d’un livre pour voir mon nom apparaître sur une couverture dans une librairie ! Mon unique rêve est tout de même vachement Grand (ahhh!).

 

Tu comprendras qu’avec les gens qui m’entourent, je peux difficilement te parler davantage de moi…

 

Merci à toi de faire partie de ma vie aujourd’hui, même si tu es loin ! Tu fais partie des rencontres peu communes qui font tellement la différence.

 S.E.D.

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Suite à la lecture de ces mots, très intimes et sentis, après avoir confirmé avec elle, je me suis dit qu'il serait pertinent de retourner lire ses articles qu'elle nous partage généreusement. Nul doute, cette grande sensibilité et cette ouverture ne m'ont pas surprise, m'ont émue beaucoup, mais je crois que ces facettes étaient déjà perceptibles dans ses écrits...

Et vous, comment recevez-vous l'art ? Comment recevez-vous ce que nos précieuses collabos vous partagent avec tant de passion ? 

La vulgarité des jours

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LA VULGARITÉ DES JOURS est la première exposition personnelle qui leur est consacrée. Aucune oeuvre d’Helen Heinz et Hans Horvarth n’a jamais été montrée de leur vivant.

Pour apprécier leurs oeuvres, c'est par ici. 

Marianne Pon-Layus, une résidence en suède

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 The Blackcoat's Daugther (recto), acrylique sur papier suédois, 62 x 88,5 cm, 2017.

 The Blackcoat's Daugther (recto), acrylique sur papier suédois, 62 x 88,5 cm, 2017.

J'ai ramené, d'une résidence d'artiste en Suède, un magnifique papier chiffon semi transparent. Dans un esprit de recherche et de jeu, j'ai essayé de créer des dessins-peintures réversibles. En voici quelques exemples.

Pour apprécier les nouvelles oeuvres publiées, c'est par ici. 

Bill Viola: L'Art vidéo vivant

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Il est un des artistes fondamental de l’art vidéo et ce n’est pas son exposition à Montréal au DHC/Art qui le contredira. Ses installations sont poignantes et nous transcendent, une expérience forte que l’on peut vivre jusqu’au 11 mars au DHC/Art à Montréal. 

Il présente dans l’espace 5 vidéos au format et temporalité différentes, toutes plus intenses les unes que les autres. Parfois inquiétants, les sujets qu’il aborde subtilement sont ceux de la mort, de la vie, de la naissance, de la conscience et de l’inconscient.

Pour lire la suite, c'est juste ici

L'intimité du geste créatif

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En septembre dernier, je participais, comme artiste visuelle, à l’Oktoberfest qui se déroulait à Percé. Le samedi après-midi, j’étais attendue, avec ma toile et mes couleurs pour créer et animer la curiosité des visiteurs venus découvrir bière, bouffe et musique. Ce jour-là, le soleil était haut perché et fort sur la peau de mes bras et de mon visage. Avant de me rendre à l’évènement, je cherchais mille façons et mille raisons de ne pas m’y rendre, trop excédé par l’été touristique qui entamait sa fin. Comme j’avais donné ma parole, je m’étais rendue en temps et lieu à l’évènement.

Pour poursuivre la lecture, c'est juste ici. 

 

Charles Sagalane: 60-8 Sassoons Dock Art Project et 60-9 les Galeries d'art de Mumbai

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Comment saisir les opportunités créatives d'un voyage? Être à l'écoute du pays d'accueil. Solliciter les précieuses antennes qu'on y a. Faire confiance à ce que la vie suggère. 

À Mumbai, nous entendîmes quelques fois les mots Sassoons Dock Art Project. Cet événement d'envergure venait d'ouvrir et ne durerait que deux mois. Les bâtiments maritimes du quartier Colaba, en plein cœur de la ville, allaient être restaurés ; auparavant, on avait invité des artistes de calibre international, indiens et étrangers, pour qu'ils investissent les pièces de l'immense entrepôt. Tous les créateurs devaient s'inspirer de cette réalité profonde : un chantier quotidien de transit et d'entreposage du poisson en plein cœur d'une ville de vingt millions d'habitants.

Pour tout savoir, c'est par ici

Baie Déception ou effleurer un monde qui ne vous quittera plus

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Ce roman est mon grand coup de cœur de l’année!

Julie Hétu nous offre Baie Déception que j’ai eu l’immense intuition d’acheter au Salon du livre de Montréal le mois dernier.

Je suis encore habitée par cette histoire, de la confusion qui règne en moi, en nous sans doute, au moment de refermer les pages. Juste avant la fin, dans le livre, l’autrice nous suggère d’écouter les enregistrements de la mère, sur le CD d’accompagnement.

SVP, respectez la consigne! La mère du petit Isaac prend vie par la voix de Julie McClemens, son père décédé, par la voix de Patrick Hivon… ajout tellement précieux à la lecture de ce grand roman. La création sonore des pistes à écouter est du compositeur Simon Angell (du groupe de Patrick Watson). Je vous promets… vous serez conquis!

 

La tragédie de Baie Déception

Baie Déception, c’est une baie en forme de cuillère à laquelle s’accrochent des montagnes, formant un manche. Cette baie fait partie du détroit d’Hudson, au nord de la péninsule d’Ungava, dans le Nord-du-Québec. Si vous voulez élargir vos notions de géo, je vous mets le lien wiki juste ici.

Le roman s’ouvre avec l’explication sombre et mystérieuse de cette fameuse tragédie de Baie Déception, où l’école remplie d’enfants fut ensevelie par les immenses vagues de la baie. Aucun n’a survécu, sauf deux enfants, selon la légende. La mère et le père d’Isaac sont ces deux survivants.

Elle, cinématographe, recherche l’autre survivant pour son documentaire sur son village natal, et tombe amoureuse. Naîtra Isaac. Son père parti trop vite pour lui voir le bout du nez, avalé par la glace pas suffisamment gelée lors d’un voyage de fou que les amoureux avaient planifié en motoneige.

 

L’importance de la transmission des histoires, des fables comme une identité propre à soi

Isaac ne grandit pas avec sa mère (depuis le voyage de fou), elle n’en est jamais vraiment revenue. Elle perd la mémoire, c’est à cause de sa maladie qu’elle en arrive à oublier l’existence de son fils, ou l’appel à 3 h du matin en pleurant. Elle doit tout écrire sur des papiers sinon elle oublie. Et parfois, elle doit relire celui où c’est écrit : j’ai un fils. Isaac grandit donc avec ses grands-parents.

Parce que chaque famille a sa légende, chaque nom possède une signification précieuse… Isaac, comme tout préado, cherche la sienne. Les bribes d’histoires confuses, à mi-mots, à couvert, parce qu’encore trop douloureuses, ne satisfont pas Isaac.

On devine finalement que sa mère s’est suicidée, Isaac reçoit comme seul héritage quelques boîtes qui lui appartenaient. Quelques babioles sans réels indices pour lui permettre de se construire une identité plus forte… jusqu’à ce qu’il tombe sur le journal personnel de sa mère.

Perdant la mémoire, instable psychologiquement, avec une graphie laxe, Isaac parcourt les milliers de pages du journal de sa mère lui racontant tous ces moments de vie confus et brumeux où il n’a pas pu être témoin. Plus la lecture avance, moins Isaac se porte bien. Est-ce que les émotions lues peuvent t’atteindre à ce point? Est-ce que le manque d’histoires nous définissant peut nous rendre invisibles? Le voyage intérieur et familial que fait Isaac est grand, si touchant pour le petit préado qu’il est, avec ce discours si mature déjà pour son âge.

Lorsque, volontairement, on attente à la survie d’une culture, c’est à la survie du peuple, qui par elle se définit qu’on porte atteinte. Attaquer la culture, c’est pervertir la mémoire et, du coup, menacer la place qu’occupe l’Histoire dans notre quête de vérité… 

… Entre la tradition orale et la fixité du papier s’incarneront les deux possibles qui nous gouvernent : d’un côté, un monde trop grand pour l’affronter où l’impuissance est fatalement intégrée au quotidien et, de l’autre, un monde qui demande à être repensé, changé et sondé, et où chacun peut devenir un héros, un rassembleur de porcs-épics en hiver.     

Pour compléter la lecture, c'est juste ici

 

Le premier méchant de Miranda July

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Un premier méchant

Ce roman est le troisième roman de Miranda July, que je dévore mais, est en fait sont tout premier publié. Je suis tombée en amour avec cette femme, ses univers, ses voix intérieures et ses films. Et c’est un livre qui fait du bien, un univers qui transporte!

Pour lire l'article complet, c'est juste ici

 Charles Sagalane :La lecture du moment et Un compagnon de route.

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60-6.  La lecture du moment

Au moment du départ, fin novembre, c'était la dernière chance pour le Musée de l'Innocence. Depuis le printemps, ce costaud roman de 800 pages étalait sa large tranche sur la tablette de ma bibliothèque réservée aux derniers achats. Je me l'avais procuré sur le conseil d'un ami, chose que je fais rarement - soit mes lectures inactuelles rebutent mes amis lecteurs à se risquer d'une suggestion, soit leurs coups de cœur littéraires trouvent peu d'écho auprès de mes envies éclectiques.  

60-7.   Un compagnon de route.

Au premier soir de notre arrivée à Mumbai, j'avais entamé une bonne centaine de pages du Musée de l'Innocence. Nous avions convenu d'un rendez-vous avec Frédérick Lavoie et son épouse Zeenat Nagree, dans le petit restaurant kéralais jouxtant notre hôtel. Au fil de la conversation, des suggestions et des retrouvailles, je mentionnai à Frédérick que le gros roman dans lequel j'étais plongé allait me plaire. 

Pour lire les extraits complets, c'est par ici. 

Klô Pelpingpong lance du popcorn: un spectacle au Club Soda

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Pour cette dernière date de 2017, Klô a invité en première partie le sommet de l’absurde: un homme est arrivé sur scène avec son Nintendo DS et une bière dans les mains. Il a demandé à la foule incrédule si on voulait écouter ses compositions sur sa console avant de cliquer sur play. Des sons 8 bits bien gras ont commencé à jouer des haut-parleurs et nous ont bien fait rire. L’artiste invité a commencé à se promener au parterre tout en changeant parfois la pièce qui sortait de sa console. En résumé, son numéro de 10 minutes comportait un melon d’eau, un homme déguisé en Aladin, et une bière gratuite. Ce n’est pas à quoi on s’attend pour une première partie, mais étant à un spectacle de Klô Pelgag, cela n’a surpris personne. Ce fut bien ludique et a détendu l’atmosphère. 

Pour lire l'article complet c'est juste ici. 

Charles Sagalane: 60-4 Un carnet sur l'Inde, encore?

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Je me retrouve rarement sur des pistes reprises. J'hésite à poser mes valises auprès de splendeurs apprivoisées. Il y a tant à voir! Certains pays - qui ont pour la plupart l'ampleur de continents - échappent à cette règle. Mes carnets s'y plaisent, ils y prospèrent à vue d'œil et en reviennent toujours le ventre plein. L'Inde fait partie de ces contrées-là.

Pour lire les extraits 4 et 5, c'est juste ici ! 

Journaux créatifs; Charles Sagalane

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60-1   Prologue

Je convie ici les lecteurs à l'aventure de mes carnets. À partir du soixantième d'entre eux, que je remplis en Inde, je dévoilerai les coulisses de mon écriture à l'invitation de ce blogue. Une mise en narration, pourrait-on dire, de l'amas de notes, réflexions, images, citations et croquis que je recueille au quotidien.

Pour découvrir son univers et son carnet, c'est ici. 

 

Anamorphose(s), George Rousse

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Photographe et plasticien de renom, il y crée de toutes pièces sur le mode de l’anamorphose une situation plastique, dessinée, peinte ou construite dans l’espace.

Il investit l’ancienne Banque de France de Lens (du 16 septembre au 30 décembre 2017) pour y créer deux oeuvres in situ qui viennent modifier l’architecture existante du bâtiment.

Pour découvrir la suite, c'est ici.